Nouvelles perspectives sur NARS1 : comprendre comment les mutations affectent nos enfants
Nous sommes si fiers de partager cela Docteur. Ingrid Vallée, notre propre conseillère scientifique à la Fondation Rory Belle, a fait publier un important article de recherche dans le cadre de son doctorat.
Ingrid a terminé son doctorat à Recherche Scripps à San Diego, Californie, où elle a travaillé dans le laboratoire du professeur Xiang-Lei Yang. Ses recherches se sont concentrées sur un groupe de protéines essentielles appelées aminoacyl-ARNt synthétases, et en particulier un appelé NARS1, le gène même qui affecte nos enfants.
Ce travail, rendu possible grâce au financement de la Fondation Rory Belle et d'Uplifting Athletes, nous a aidé à faire un pas de plus vers la compréhension de la manière dont les mutations de NARS1 modifient la façon dont la protéine fonctionne à l'intérieur des cellules. Dans cet article, elle a étudié deux mutations spécifiques de NARS1 (R534* et R545C) et a examiné comment elles perturbent l’activité de la protéine.
Il s’agit d’une science complexe – mais chaque élément de connaissance constitue une nouvelle étape vers la compréhension de la manière dont le trouble NARS1 se développe et, en fin de compte, de la manière dont nous pourrions un jour cibler la protéine défectueuse avec un traitement.
Qu’a examiné la recherche ?
Ingrid et ses collègues voulaient comprendre ce qui se passe lorsque le gène NARS1 présente des changements (mutations) et comment ces changements affectent les cellules de notre corps. Normalement, le gène NARS1 fournit les instructions pour fabriquer un outil à l’intérieur de nos cellules appelé enzyme AsnRS, essentielle à la vie.
Ils se sont concentrés sur deux changements spécifiques (mutations) dans le Gène NARS1, appelé R534* et R545C. Ces deux maladies ont été associées à des formes graves de trouble NARS1.
La grande question était la suivante pourquoi R534* cause-t-il des problèmes aussi importants, même lorsque la version “saine” du gène est toujours présente ? En revanche, R545C ne pose des problèmes que lorsque les deux copies du gène sont porteuses du changement.
En examinant de près ce qui se passe à l’intérieur des cellules, ils ont comparé les deux mutations pour comprendre comment elles se comportent différemment et pourquoi l’une est plus dommageable que l’autre.
Ce que nous avons trouvé
C'est là que ça devient intéressant. Ils ont découvert que la mutation R534* est particulièrement nocive car elle interfère avec la version saine de la protéine, comme un outil cassé qui bloque le reste de la boîte à outils.
La protéine R534* défectueuse est produite dans les mêmes quantités que la protéine saine.
Il ne peut pas faire son travail, donc le fonctionnement normal des cellules ralentit.
Il “colle” à la protéine saine, l’empêchant également de fonctionner. C'est ce qu'on appelle un effet négatif dominant parce que la version défectueuse prend le dessus et cause des dommages.
En comparaison, le R545C n’interfère pas de la même manière, ce qui explique pourquoi les symptômes n’apparaissent que s’il ne reste plus de version saine.
Pourquoi est-ce important pour les familles Nars1 ?
Pour les familles, le principal point à retenir est que les scientifiques se rapprochent de la compréhension pourquoi certaines mutations NARS1 affectent les enfants différemment.
Dans le cas de R534*, la protéine défectueuse ne reste pas là, elle bloque également la protéine saine. Cela donne aux chercheurs des indices importants sur les domaines sur lesquels les thérapies futures pourraient se concentrer. Par exemple, si les traitements pouvaient supprimer ou “désactiver” la version défectueuse, la version saine pourrait à nouveau fonctionner correctement.
Cela nous aide également à comprendre comment fonctionne généralement le NARS1 sain. Plus les scientifiques connaissent le rôle normal de NARS1, plus vite ils peuvent reconnaître quand quelque chose ne va pas.
Il s’agit encore d’une recherche précoce, mais elle nous rapproche un peu plus des réponses. Cela montre également l’intérêt d’investir dans la science fondamentale : chaque pièce du puzzle nous rapproche d’un avenir meilleur pour les enfants atteints du trouble NARS1.
Alors, quelle est la prochaine étape ?
Ce n'est que le début du voyage. Les travaux d’Ingrid et de sa collègue jettent les bases d’études futures et d’idées thérapeutiques. L’étape suivante consiste à voir comment ces résultats se manifestent à plus grande échelle, non seulement dans des cellules individuelles, mais aussi dans des tissus, des organes et même des organismes entiers.
Les chercheurs utiliseront différents modèles (tels que la levure, les cellules et les souris) pour étudier ce qui se passe lorsque la fonction NARS1 est perdue et pour tester si des thérapies potentielles peuvent la restaurer.
Chaque recherche contribue à une vision plus large. Grâce à votre soutien continu, la communauté RBF contribue à construire la feuille de route depuis les découvertes en laboratoire jusqu'aux traitements possibles.